On me demande souvent comment je suis devenu photographe professionnelle et pourquoi ?
Est-ce une passion d’enfance, une reconversion professionnelle, un hasard ?
Dans cet article, je vous raconte comment je suis passée de secrétaire à photographe professionnelle, entre passion, hasard, formation et envie de vivre de la photographie. Un parcours sans filtre, sincère et personnel.
Mes débuts avec la photographie : là où tout a commencé
Eh bien pour répondre à cette question je dirai que c’est un peu des trois !
Lorsque j’étais encore une petite fille, j’ai de nombreux souvenirs de mes parents nous suivant, mes sœurs et moi, avec un appareil photo, un caméscope, puis quelques années plus tard, avec un smartphone. Il n’y a pas si longtemps, mon père a retrouvé ce caméscope, avec ses cassettes, ainsi que les pellicules de l’appareil photo. Nous avons pris le temps de les regarder, et c’était nous. Ma petite sœur et moi, lors d’un gala de gymnastique.
Je trouve que la photo et la vidéo sont de véritables moyens de garder une trace, un souvenir : celui d’un événement, d’une personne ou d’un lieu que l’on ne veut pas oublier… ou que l’on avait oublié, mais que l’on redécouvre avec émotion des années plus tard.
Pour ma part, le fait d’avoir grandi avec des parents qui photographiaient chaque événement important m’a toujours accompagnée, de près ou de loin.
Je me souviens qu’à l’âge de six ou sept ans, j’ai reçu un Kidizoom en cadeau de Noël. Je sais ce que vous allez dire… Oh le cliché… mais je pense sincèrement que cela a été un premier déclencheur.
Dès que je l’ai eu entre les mains, j’ai voulu apprendre à prendre des photos : de mes parents, de mes sœurs, de mes animaux, de mon jardin… bref, de tout ce qui m’entourait.
Moi aussi, j’avais envie de prendre de « belles » photos.
En grandissant, j’ai fini par délaisser le Kidizoom pour un appareil photo compact. Mon apprentissage restait très limité, mais on peut le dire : c’était déjà un grand pas en avant. Cet appareil m’a accompagnée lors de mes premiers voyages scolaires, en primaire puis au collège.
Quelques années plus tard, j’ai de nouveau rangé l’appareil photo pour passer… à un iPhone. Oh oui… je sais... Pendant toute mon adolescence, entre deux devoirs et une interrogation surprise, j’ai continué à pratiquer la photographie, à jouer avec les réglages de mon téléphone. Il faut bien l’admettre : les smartphones, et notamment les iPhones, restent une très bonne alternative pour obtenir des belles images. C’est d’ailleurs avec mon iPhone que, des années plus tard, une photographe a repéré mes images et a vu qu’il y avait « quelque chose » à exploiter. Je ne pourrai jamais renier les smartphones : c’est grâce à eux que j’ai réellement commencé.
Et pour celles et ceux qui n’ont pas la possibilité d’investir dans un appareil photo, mais disposent d’un bon téléphone, cela reste une excellente option.
J’ai toujours été attirée par la capacité de la photographie à retranscrire une émotion, à révéler des détails qui, à première vue, ne sautent pas aux yeux. Et surtout, ce que j’aime par-dessus tout, c’est cette possibilité unique de conserver, pour toujours, des souvenirs de personnes et de lieux qui, avec le temps, changent ou disparaissent.
Pour être honnête avec vous, à aucun moment de mon adolescence je ne me suis dit que je deviendrais photographe un jour. Et pourtant, ma famille pourra vous le confirmer : je passais mon temps à prendre en photo de simples détails, comme un volet ou une poignée de porte rouillée.
À l’origine, mon projet était de devenir infirmière puéricultrice. Malheureusement, je n’ai pas pu intégrer l’école qui m’avait acceptée, car elle se situait à l’autre bout du pays et financièrement, ce n’était pas envisageable. Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais j’ai trois petites sœurs, dont deux jumelles. Pour mes parents, cela aurait été trop compliqué et aurait demandé énormément de sacrifices. Et honnêtement, je n’étais pas prête à quitter ma maison et ma famille.
J’ai alors cherché du travail et j’ai travaillé pendant trois ans dans plusieurs magasins. Par la suite, je me suis tournée vers le secteur administratif et je suis devenue assistante administrative, tout en continuant à pratiquer la photographie avec mon téléphone.
Je pensais sincèrement que cela en resterait là… Et pourtant, ce n’était que le début d’une grande aventure.
Du hasard au déclic : devenir photographe professionnelle
Il y a environ quatre ans, alors que je travaillais encore en tant que secrétaire, une amie de mes parents, elle-même photographe, a vu une photo de mon chat publiée sur Instagram… via le téléphone de ma mère. Oui, oui, mon chat a un compte Instagram. Oh mon Dieu la folle au chat.
En voyant cette photo, elle a immédiatement dit à ma mère qu’elle souhaitait me rencontrer.
Cette rencontre a bien eu lieu, et c’est à ce moment-là qu’elle m’a proposé de l’accompagner sur quelques séances, simplement pour découvrir si ce métier pouvait me plaire. J’ai bien évidemment accepté. Après plusieurs séances à ses côtés, à observer, apprendre et surtout à manipuler un vrai appareil photo, j’ai eu LE déclic : je veux devenir photographe professionnelle.
Je suis alors partie acheter mon premier appareil photo, j’ai pris un abonnement aux logiciels Lightroom et Photoshop. J’ai commencé à apprendre en autodidacte pendant environ un an.
Puis, grâce à mon métier de secrétaire, j’ai eu l’opportunité de suivre une formation dans le domaine de mon choix. J’ai naturellement opté pour une formation Photoshop. Et c’est à ce moment-là que j’ai eu un deuxième grand déclic : je veux me former, je veux apprendre ce métier.
Pour moi, il y avait encore tant de choses à découvrir dans l’univers de la photographie, que ce soit sur l’aspect technique, artistique ou même sur l’histoire de la photographie. J’ai alors passé des semaines à rechercher une formation de qualité, compatible avec mon rythme de vie, car il m’était tout simplement impossible d’arrêter de travailler pour me former.
C’est ainsi que j’ai trouvé l’École d’Art à Distance de Reims (EDAA). Et sincèrement, cela a été l’une des meilleures décisions que j’ai prises.
Grâce à cette formation, j’ai acquis des connaissances et des compétences que je n’aurais probablement jamais acquises seule, ou alors beaucoup plus tard, avec uniquement l’expérience. J’ai également eu la chance de recevoir des conseils de grands noms du métier, ce qui a été extrêmement enrichissant.
Je ne vais pas vous mentir : jongler entre ma vie professionnelle de salariée, ma vie personnelle, ma formation et la création de mon entreprise n’a pas toujours été simple. Car oui, à ce moment-là, je n’avais qu’une seule idée en tête : créer mon entreprise.
Quand on est une jeune femme de 21 ans, sans aucune connaissance du monde de l’entrepreneuriat, je peux vous assurer que ce n’est pas évident. Je passais tout mon temps libre à apprendre, à me renseigner sur les lois, les contrats, la communication, le business plan, les études de marché, la comptabilité, la création d’un site internet.
Puis, une fois suffisamment informée, j’ai dû tout créer moi-même : mon logo, mon business plan, mes prestations, mes contrats, mon site internet, mes réseaux… Je passais des nuits blanches à construire mon entreprise.
J’ai adoré cette période, même si je reconnais avoir beaucoup douté parfois. Est-ce que je ne suis pas trop jeune ? Est-ce que je ne suis pas en train de commettre une erreur ?
Et puis sont arrivées mes toutes premières séances photo, mes premiers retours clients, mes premiers retours de formation, et surtout les premiers compliments de personnes « extérieur ».
À chaque doute, il y avait un retour positif pour me rebooster.
Et c’est pour ça que je continue, que je ne lâche rien. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est capturer ces instants et voir vos émotions se révéler lorsque vous découvrez vos photos, que ce soit pendant la séance ou après la post-production. Ces moments de bonheur et de surprise sont ma plus grande récompense.
Entre clichés et apprentissages : ce que le métier de photographe m'a appris
Être photographe m’a appris bien plus que la technique. Ce métier m’a avant tout enseigné l’organisation, la gestion du temps, la rigueur et la responsabilité. Car sans organisation, que ce soit dans sa tête, son matériel ou ses papiers, rien ne tient vraiment sur la durée.
Au début, on peut fonctionner un peu au feeling, mais très vite, tout devient du freestyle… et ce n’est pas viable.
Ce qui m’a réellement appris à gérer mon temps, c’est de devoir tout combiner : un travail à temps plein, une formation, la création et la gestion de mon entreprise, sans oublier une vie personnelle.
Ce n’est clairement pas simple, mais quand la passion, la motivation et l’envie sont là, on trouve des solutions. C’est mon projet, mon objectif de devenir photographe professionnelle. Et si je ne me donne pas les moyens d’y arriver, personne ne le fera à ma place.
Avec le temps, j’ai compris qu’il ne suffit pas seulement de travailler beaucoup : il faut aussi savoir s’arrêter. Oui, je me suis déjà couchée à 3 ou 4 heures du matin… et non, ce n’est pas un bon exemple. La fatigue s’accumule vite, et sur le long terme, le corps et l’esprit finissent toujours par tirer la sonnette d’alarme.
Enfin, la photographie m’a appris la responsabilité humaine. Être seule à la tête de mon entreprise, c’est assumer chaque décision, chaque réussite comme chaque erreur. Mais surtout, c’est prendre conscience que derrière chaque séance, il y a une personne, une histoire, une confiance accordée. Chaque rencontre compte.
Être photographe professionnelle, c’est savoir écouter, rassurer, comprendre et respecter ceux qui me confient leur image.
Et c’est aussi cette dimension humaine qui donne tout son sens à mon travail.
Regarder, ressentir, photographier : ma vision de la photographie lifestyle
Ma vision de la photographie ? Elle est simple : authentique, vraie, humaine. Pour moi, la photographie n’est pas seulement un cadre ou un moment figé, c’est la possibilité de conserver des souvenirs à vie : des visages, des lieux, des animaux que l’on aime et que l’on veut chérir pour toujours.
Ce que j’aime le plus, c’est vous photographier tel que vous êtes vraiment. Avant chaque séance, je prends le temps de vous connaître : découvrir vos goûts, vos envies, vos histoires. Car chaque personne, chaque famille, chaque moment a une histoire unique, et mon rôle est de la raconter à travers mes images.
Avec moi, il n’y a ni poses figées, ni sourires forcés.
Je crois profondément que la beauté naît de l’authenticité. Je vous guide, je vous accompagne, mais je ne vous impose jamais ce que vous devez être devant l’objectif.
Les moments vrais, ceux où l’on rit, s’émeut ou se surprend soi-même, ce sont eux qui font les plus belles photographies.
Mon style est naturel, « lifestyle », proche de la réalité, mais travaillé avec soin. Les images sont retouchées de manière douce et chaleureuse, parfois avec un grain subtil pour un effet intemporel, notamment en noir et blanc.
Mais jamais je ne cherche à changer votre corps ou votre apparence : pas d’affinement, pas de transformations artificielles.
Je veux capturer ce que vous êtes réellement, et faire ressortir la beauté qui est déjà en vous.
Pour moi, chaque séance est une rencontre, chaque image un témoignage.
Mon objectif est simple : créer des souvenirs qui vous ressemblent, qui vous touchent, et que vous prendrez plaisir à redécouvrir encore et encore.
Et maintenant : construire mon avenir de photographe
Aujourd’hui, je construis mon rêve, un pas après l’autre. Je ne vis pas encore pleinement de ma passion, mais chaque cliché, chaque apprentissage me rapproche de ce moment où la photographie deviendra mon véritable métier. Je n’ai jamais été du genre à abandonner : j’ai un objectif clair : vivre de ma passion, voyager, découvrir et raconter le monde à travers mon objectif.
Mais mon rêve ne s’arrête pas là. Ce que je veux vraiment, c’est immortaliser vos vies, où que vous soyez, aux quatre coins du monde. Vos mariages, vos instants précieux, vos sourires volés au quotidien… Je veux transformer ces moments en images qui racontent votre histoire, uniques et intemporelles, pour que chaque photo devienne un fragment de votre mémoire.
Je crois qu’il vaut mieux avancer doucement et avec soin plutôt que de précipiter les choses et risquer que tout s’effondre. C’est pourquoi je continue d’apprendre, de me former, et en ce moment, je perfectionne mon anglais pour être prête à échanger avec vous, où que vous soyez, sans barrières.
Ce blog commence ici, à la croisée de mon parcours et de mon métier d’aujourd’hui. Merci de faire partie de la suite.
C’est un espace de partage où je vous invite à suivre ce chemin avec moi, futurs clients, collègues photographes ou simples curieux de passage. J’y raconte mes expériences, mes réussites, mes défis… et j’espère que vous aurez envie d’y partager les vôtres.
Ce sera toujours un plaisir d’échanger avec vous.
À très vite...
Klélia Mazoyon - Photographe
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